QGIS ou ArcGIS : quel logiciel SIG choisir selon votre métier ?

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Choisir entre QGIS et ArcGIS dépend surtout de votre contexte métier, de votre budget et de votre environnement informatique, plus que d’une supériorité absolue d’un outil sur l’autre.

1. Ce qui rapproche QGIS et ArcGIS

Les deux sont de “vrais” SIG complets :

  • Gestion de données vecteur/raster, projections, symbologie avancée.
  • Outils de géotraitement (buffers, overlays, jointures spatiales, etc.).
  • Mise en page carto, analyses spatiales, extensions métiers.

En pratique, pour de la cartographie de base et de l’analyse standard, QGIS comme ArcGIS répondent très bien aux besoins de nombreux métiers (urbanisme, environnement, réseaux, aménagement, études).

2. QGIS ou ArcGIS selon le type de structure

a) Grandes entreprises, collectivités très équipées

ArcGIS est souvent privilégié quand :

  • Il existe déjà un écosystème Esri (licences, portail, ArcGIS Online, serveurs).
  • Les projets exigent une forte intégration SI (webSIG, services, sécurité, SSO, etc.).
  • On a besoin d’un support éditeur contractuel, d’un cadre technique homogène, de modules avancés (Network Analyst, Spatial Analyst, 3D, BIM, etc.).

Dans ces environnements, ArcGIS devient une plateforme complète (bureau + serveur + cloud), avec une gouvernance centralisée et des workflows bien industrialisés.

b) PME, bureaux d’études, acteurs avec budget contraint

QGIS s’impose souvent quand :

  • Le coût des licences est un frein majeur.
  • On veut démarrer rapidement ou multiplier des postes SIG sans exploser le budget.
  • On apprécie la flexibilité d’un outil open source (plugins, scripts, intégration avec d’autres briques libres).

QGIS convient très bien aux bureaux d’études, ONG, collectivités moyennes, chercheurs, indépendants, dès lors qu’on sait un minimum l’installer, le configurer et le maintenir.

3. QGIS ou ArcGIS selon votre métier

Urbanisme, aménagement, collectivités

  • ArcGIS est confortable si la collectivité ou la métropole est déjà équipée (portail, géodatabase, webapps standardisées, données mutualisées).
  • QGIS est très attractif pour des services plus petits ou des communes isolées : production carto, gestion de PLU, diagnostics, consultation de couches open data.

Dans beaucoup de services, les deux coexistent : ArcGIS comme socle institutionnel, QGIS comme outil complémentaire souple sur certains postes.

Environnement, écologie, risques, télédétection

  • ArcGIS a des extensions très solides (Spatial Analyst, 3D Analyst, Image Analyst…), bien intégrées à ArcGIS Pro.
  • QGIS bénéficie d’une énorme richesse de plugins (traitements raster, liens avec GRASS, SAGA, Orfeo Toolbox, etc.), et s’intègre bien dans des chaînes Python / R.

Si vous travaillez beaucoup sur l’image (drones, satellites) avec un écosystème Esri, ArcGIS est confortable. Si vous êtes plutôt dans une logique open science / open source, QGIS + bibliothèques externes est très pertinent.

Réseaux, infrastructures, utilities

  • ArcGIS a une forte longueur d’avance sur les modèles de données réseaux, les solutions “utilities”, la 3D et les usages type jumeaux numériques.
  • QGIS peut faire le job sur des réseaux plus simples ou des contextes moins normés, souvent avec des plugins et des développements spécifiques.

Si vos réseaux doivent s’inscrire dans un cadre industriel ou réglementaire Esri (énergie, eau, télécoms), ArcGIS est souvent attendu. Si vous pilotez des réseaux plus simples ou internes, QGIS est une alternative économique viable.

Cartographie thématique, marketing, SIG “de bureau”

  • Pour des cartes analytiques, des études de marché, des analyses territoriales classiques, QGIS est souvent largement suffisant et très rapide à prendre en main pour un profil “analyste”.
  • ArcGIS apporte un plus si vous voulez capitaliser ensuite dans un portail web, partager des tableaux de bord, intégrer des données Esri (Living Atlas, etc.).

4. Coût, support, écosystème : des critères décisifs

  • Modèle économique
    • ArcGIS : licences payantes, investissement conséquent mais avec support, mises à jour et un écosystème très structuré.
    • QGIS : gratuit, mais il faut prévoir du temps interne (ou des prestataires) pour la formation, le paramétrage, le support.
  • Support et formation
    • ArcGIS : support éditeur, documentation très fournie, réseau de partenaires et de formations certifiantes.
    • QGIS : communauté très active, beaucoup de tutos, mais pas de “SAV officiel” ; on passe souvent par des prestataires ou de la formation dédiée.
  • Interopérabilité
    • Si votre monde est déjà très Esri (geodatabases, services ArcGIS Server, ArcGIS Online), rester sur ArcGIS simplifie la vie.
    • Si vous devez jongler avec de nombreux formats ouverts, bases SQL, outils libres, QGIS est extrêmement flexible.

5. Comment choisir de façon pragmatique

Au lieu de chercher un “vainqueur” global, posez 4 questions simples :

  1. Quel est mon environnement actuel ?
    • Y a‑t‑il déjà un parc de licences ArcGIS, un portail centralisé, des contraintes de compatibilité ?
    • Ou suis‑je relativement libre, avec un besoin de limiter les coûts ?
  2. Quels sont mes cas d’usage majeurs sur 2–3 ans ?
    • Plutôt cartographie thématique, analyses ponctuelles, rapports ?
    • Ou bien grosses chaînes de production, webSIG, intégration SI, 3D, réseaux ?
  3. Quelles compétences sont disponibles (ou accessibles) dans l’équipe ?
    • Y a‑t‑il déjà des profils formés Esri / ArcGIS Pro ?
    • L’équipe est‑elle ouverte à l’open source, aux scripts, aux plugins ?
  4. Quel niveau de dépendance accepte‑t‑on ?
    • Accepter un écosystème propriétaire complet mais très robuste (ArcGIS).
    • Ou préférer une solution ouverte, quitte à assumer un peu plus de bricolage et de gouvernance (QGIS).

La réponse peut être : “ArcGIS comme socle, QGIS comme outil complémentaire sur certains postes” ou l’inverse, plutôt qu’un choix exclusif.

Si vous envisagez de monter en compétence sur les deux outils ou d’arbitrer finement selon vos projets, le plus efficace reste souvent de vous appuyer sur une formation structurée (ArcGIS, QGIS, ou les deux) qui les met en regard de vos cas métiers concrets.

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